Pour déchiffrer l’étiquetage des aliments

Pour comprendre l’étiquetage, il faut s’intéresser tout d’abord aux mentions inscrites sur les emballages de nos aliments. Et c’est où ça se complique. Il faut avoir une bonne dose de patience et:

  • être curieuse : lire les indications, de préférence avant l’achat
  • avoir une bonne vue: entre les écritures juste lisibles et les différentes faces où sont cachées des renseignements importants
  • avoir un minimum de connaissance pour comprendre la liste des ingrédients entrant dans la composition.

Et voilà, en achetant votre aliment préféré, celui qui vous fait craquer, celui qui est indispensable dans votre placard, vous vous mettez à douter en lisant les mentions obligatoires et facultatives sur l’emballage. Est-ce vraiment bon pour ma santé? Vous hésitez! C’est vrai que de nombreuses mentions sont inscrites et sèment le doute. On trouvera parmi ces mentions:

  • peut contenir des traces de gluten
  • des noms d’ingrédients entrant dans la composition dont je n’ai jamais entendu parler et dont je ne soupçonnais pas l’existence….

Est-ce vraiment bon pour moi? Est-ce un bon choix alimentaire? Choisir le même aliment sous une autre présentation serait plus adaptée? Voilà les interrogations qui se posent.

étiquette étiquetage aliment


 

Jusqu’à quand l’aliment est consommable?

Il y a aussi la question récurrente revenant très régulièrement sur les délais de consommation des aliments: puis-je consommer cet aliment si la date est dépassée? un sujet qui alimente toujours les débats sur ce qu’il faut faire et ce que l’on peut s’autoriser à faire.

La première question à laquelle il faut répondre c’est « Est-ce un aliment sensible, classé périssable, auquel est lié une date limite de consommation (DLC) ou une date limite de durabilité précisant « à consommer de préférence avant »? Le débat s’appuie sur la sensibilité des aliments.

Cas d’un aliment sensible

Un aliment classé périssable porte un délai de consommation (DLC) et est reconnu comme une barrière sanitaire. Le fabriquant est le garant de ce choix. Une consommation au-delà de cette date présente un risque sanitaire certain, en particulier comme des aliments fragiles (comme le poisson frais, la volaille…)

Si on prend le cas d’un aliment classé non sensible

C’est la catégorie des aliments qui permettent une longue conservation. Ils portent les mentions « à consommer de préférence avant »; c’est une astuce pour bien les identifier. Ces aliments se conservent facilement jusqu’à ouverture. Contrairement aux aliments sensibles, les délais de consommation à respecter sont  moins strictes; leur consommation au-delà de la date mentionnée ne présentant pas de risque sanitaire; c’est plutôt une question de goût et de saveur qui s’est détériorée à ce stade.

Autres mentions importantes

Ces aliments aussi peuvent être aussi accompagnés de mentions informant le consommateur des précautions de conservation de ces aliments (température, délai de consommation après ouverture) et de préparation (mode de cuisson, à consommer cuit à coeur). Ces mentions sont là pour vous guider pour appliquer de bonnes pratiques pour conserver et préparer cet aliment dans les meilleures conditions.

Le rôle de l’étiquetage sur la sécurité alimentaire

Les mentions obligatoires ont été définies pour informer les consommateurs des bonnes conditions de conservation et d’usage des aliments: l’hygiène alimentaire impacte bien sûr les orientations de la réglementation pour la protection du consommateur vis-à-vis des intoxications alimentaires qui sont malheureusement toujours d’actualité. Les statistiques montrent toujours une contamination dûe à notre alimentation: en 2014 , selon l‘INVS, on dénombre 1380 foyers d’intoxications alimentaires en France, affectant 12 109 personnes. dont 649 (5 %) ont été hospitalisées et 2 sont décédées.

Ces précautions de conservation et d’utilisation des aliments sont aussi des leviers pour éviter le gaspillage alimentaire.

 

L’étiquetage nutritionnel

C’est vrai qu’il a bien évolué: avant 2014, l’étiquetage nutritionnel n’était obligatoire que lorsqu’une mention mettait en avant une qualité nutritionnelle particulière (allégation nutritionnelle) ou une relation entre l’aliment et la santé (allégation de santé). Cet étiquetage est désormais obligatoire en Europe et en France pour tous les produits alimentaires préemballés,

Sous sa forme actuelle, il est souvent perçu comme peu lisible et peu compréhensible. Il fait mention de valeurs pour 100g, et plus détaillé par portion – en option ou par AR (apports de référence). Le langage nutritionnel n’est pas clair pour le consommateur: pourquoi il y a mention d’acides gras saturés avec les lipides, de sucres avec les glucides. Et à quelle fréquence et quelle dose dois-je manger cet aliment si je veux suivre les recommandations des nutritionnistes?

Pour conclure, l’étiquetage de nos aliments est très réglementé afin de donner aux consommateurs les informations utiles pour eux. Néanmoins, les termes employés restent techniques pour le commun des mortels et la lisibilité des informations n’est pas uniforme d’un aliment à un autre (qu’ils soient emballés ou juste en barquette). Un argument qui expliquerait que le consommateur se désengage des informations identifiées comme mentions obligatoires et facultatives?

Voilà les interrogations auxquelles va répondre ma formation » Etiquetage de mes aliments ».